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Articles

Chocolat en 10 min

Marie-Louise Corompt

J'adore faire mon chocolat. Et pour être honnète, je n'achète plus de chocolat en magasin depuis que je lis la liste des ingrédients de tout ce que j'achète. Faire mon chocolat est presque une méditation en action. J'y prends beaucoup de plaisir et j'espère que vous en prendrez aussi, en le faisant et en le mangeant !

INGREDIENTS

  • 50g de beurre de cacao (cru si possible)
  • 1 c-a-s sirop d'agave (ou de sirop de noix de coco)
  • 1 c-a-c de purée d'amande
  • 30g de cacao en poudre (cru si possible)

RECETTE

  1. Faire fondre le beurre de cacao à basse température (le bain marie est idéal, mais à feu doux dans une petite casserole, cela marche aussi)
  2. Placer les ingrédients dans un petit blender ou robot et mixer à vitesse lente. 
  3. Verser dans des petits moules à chocolat et placer au réfrigérateur, au moins 30 minutes. 
  4. Régalez-vous !

Le chocolat, c'est encore meilleur quand on le partage, alors n'oubliez pas de partager cette recette avec vos amis et sur vos réseaux ! J'adorerais lire vos expérience chocolatières, alors n'hésitez pas et laissez un commentaire. 

Trop sensible

Marie-Louise Corompt

Trop sensible ?

Pourquoi les hypersensibles sont indispensables.

 

On a toujours un peu honte d’avouer qu’on est hypersensible. On a l’impression d’être dans une réunion des sensibles anonymes. On s’excuserait presque.

  • “Bonjour, je m’appelle Marie-Louise et je suis hypersensible”
  • “Bonjour, Marie-Louise!”

Depuis dimanche dernier (premier tour des élections présidentielles), j’ai un léger fond de nausée qui me suit. J’ai passé mon lundi dans un état mêlé de tristesse, de colère et de découragement. La dernière fois que je me suis sentie comme ça c’était quand j'ai recommencé à fumer après m'être arrêtée plus de dix ans. Oui, et aussi en 2002. Mais c’est étrange, je me sentais moins seule à l’époque. Je me souviens que ça m’avait fait du bien de voir tout le monde dans le même état émotionnel, partager indignation et exaltation. Cela me changeait, parce que d’habitude j’étais toujours l’hypersensible de service, celle à qui on disait qu’elle en faisait trop. J’étais trop sensible. Aujourd'hui j'ai l'impression qu'on est tous hyper-blasés.

Depuis l’enfance je porte cette étiquette en forme de défaut de fabrication. Et comme beaucoup de ceux avec qui je la partage, j’ai vite appris à la dissimuler. Je me souviens de m’être emportée en classe, racontant un documentaire sur l’exploitation animale, les larmes aux yeux, devant des camarades de classes cyniques, désabusés et agacés.

Bien souvent, les expressions émotives rencontrent colère et rejet. C’est là que naît ce sentiment d’être trop sensible, dans l’incompréhension et l’impossibilité de déposer sa sensibilité. C’est là que se pose l’étiquette : “trop” sensible. Comme s’il y avait une norme, une limite acceptable à la sensibilité.

Longtemps, j’ai fui les conflit et les discussions houleuses. J’avais tendance à perdre mes moyens, et tout mon vocabulaire. Trop sensible.

Lorsque nos émotions prennent le dessus, notre premier réflexe est de tenter de les réprimer, puis de les contrôler. Socialement, l’émotivité a longtemps été associée à une forme de faiblesse, autant chez les femmes que chez les hommes. A la seule différence que l’on “pardonnait” plus facilement ce “défaut” aux femmes. Les pauvres, si fragiles, si émotives, si sensibles. Un pardon en forme de mise à l’écart. Une justification de plus de l’incapacité des femmes à assumer des responsabilités, par exemple. Mais également une généralisation injuste et inadéquate, pour les hommes comme pour les femmes.

J’ai la sensations que les frontières dans ce domaine deviennent de plus en plus floues. Nous les femmes, nous nous voulons fortes, volontaires, battantes. Cela doit-il passer par la liquidation de notre sensibilité ? Et lorsque l’on demande aux hommes d’être plus sensibles, compréhensifs, doux, pourquoi cela devrait-il passer par des coupes drastiques dans leur masculinité ? La question du genre et de l’expression des émotions mérite d’être traitée comme un sujet à part entière, aussi je dirais simplement qu’il me semble que lier l’hypersensibilité au genre est réducteur et voile la question principale de la possibilité même d’exprimer sa sensibilité indépendamment de son genre dans notre société sans être mis au pilori pour cause de mièvrerie pathologique.

Et si notre sensibilité émotionnelle était un indicateur, un baromètre, un curseur sur l’échelle de notre humanité ?

Et si, par effet de contraste, certains apparaissaient hypersensibles tout simplement parce que nous vivons dans un monde hyper anesthésié ?

On a tendance à penser que nos sociétés modernes se sont construites sur une vision rationnelle ancrée dans des valeurs communément choisies. Mais nos choix ne sont pas toujours dictés par la raison. A vrai dire l’émotion, le désir, le sentiment y tiennent une place importante. Les émotions ont toujours servi aux Hommes à faire des choix, à élaborer et réviser leurs valeurs, Elles contribuent également à rendre possible un sentiment d’appartenance et donc la construction d’une société.

Dans ce cas, l’impossibilité de partager nos émotions est un indicateur inquiétant de la difficulté à exprimer notre humanité.

Et que penser de l’absence totale de réaction émotionnelle dans des situations ou certaines valeurs dites fondamentales sont remises en question ?

 

Si les émotions révèlent nos valeurs, que révèle l’absence d’émotion ?

Que révèle la mise au pilori de ceux qui expriment ce qu’ils ressentent ?

Quand je parle d'émotion, je parle du sentiment juste, sincère et authentique, sorte de mouvement spontané de l'âme. Parce qu'on nous balance suffisament au visage à longueur de temps des copies vulgaires et grossières d'émotions humaines feintes et dramatisées à des fins de divertissement. Autant de tentatives désespérées de nier l’engourdissement émotionnel ambiant.

Lorsque l’on reste sans réaction face à l’injustice, l’inégalité, la violence, on perd peu à peu contact avec notre part d’humanité. Notre sensibilité en est la gardienne. Oui nous devrions peut-être apprendre à nous protéger, mais pas de ce que nous ressentons. Ce qui rend nos émotions douloureuses, ce sont souvent les sensations d’incompréhension et d’impuissance qui les accompagnent. Verbaliser ces sensations est un point de départ qui permet de mieux les accepter et de construire sur elles pour enfin les dépasser.

Accepter d’incarner notre hypersensibilité nous permet de rester en contact avec notre propre humanité. Laisser les autres en être témoins nous replace tous dans le même contexte humain. Pour moi c’est le terreau qui rend possible les changements sociétaux et les progrès éthiques. Lorsque, par exemple l’esclavage ou plus tard la ségrégation étaient considérés comme norme, il a bien fallu l’indignation répétée de certains pour que les consciences ne s’ouvrent. C’est en cela que les hypersensibles sont indispensables. Leur empathie exacerbée les rend sensibles à des situations qui ne suscitent pas encore l’agitation du plus grand nombre. Ils ne tolèrent pas l'intolérable parce qu'ils sont en lien avec leur humanité et celle d'autrui. Leur capacité à exprimer leurs émotions est ce qui rend possible la remise en question des normes éthiques établies. Hypersensibles ceux qui, à fleurs de peau, ont été emportés par la ferveur des discours de Martin Luther King ?

Quand nos désirs d’être sont enfouis sous nos désirs d’avoir, nous perdons notre capacité à ressentir, ce qui participe à l’engourdissement général. On est pris d’une sorte de paresse émotionnelle qui peut rapidement se transformer en paresse intellectuelle. En acceptant nos émotions et en les exprimant, nous réveillons et nourrissons nos désirs d’être, d’agir et d’espérer.

Nos émotions nous font nous sentir “être”.

Nous sommes tous des êtres sensibles et notre premier travail devrait être de nourrir notre capacité à ressentir pour y ancrer notre motivation à agir.

Plus que jamais nous avons besoin des hypersensibles pour nous aider à nous reconnecter à notre humanité.

 

 

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Si cet article vous a plu et si vous pensez que d'autres pourraient s'y retrouver, je serai reconnaissante que vous le partagiez avec vos amis ! Je vous remercie.

Et si vous vous posez la question, non je ne fume plus ! (ref au premier paragraphe) ;)

Héroïque : 6 façons d'être plus centrée et consciente.

Marie-Louise Corompt

Ceux qui me connaissent auront peut-être remarqué qu'il me pousse un courage nouveau, que je sors de ma zone de confort, que j'ose plus de choses. En effet, je marche sur le chemin du bien-être et de la conscience à soi et au monde depuis un peu plus de dix ans, avec des hauts et des bas, je l'avoue. Mais avant, j'étais un zombie. Une mangeuse de MacDo, acheteuse compulsive, jeteuse de mouchoirs en papiers. 

Malade, déprimée, pas envie de faire mon "métier"... Aujourd'hui je suis utile, je joue mon rôle et c'est BON !

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Le Vent

Marie-Louise Corompt

Le Vent

Le vent. Sacré. Souffle et chasse les lourdeurs de nos vanités agglutinées.

Dissipe le brouillard de nos esprits angoissés. 

Envole nos âmes, chante les feuilles aux arbres encore accrochées.

Courir, les joues glacées, les mains gantées, les cheveux emmêlés. 

Sauter dans les feuilles des arbres déjà tombées. L'Enfance, ressuscitée.

Le vent. Léger. Caresse et pousse les coeurs par la vie fatigués.

Lave le ciel de nos colères refoulées. 

Siffle la chanson de nos conflits passés aux oreilles des oublieux et des insensés. 

Marcher, larmes séchées, bouche scellée, la conscience éveillée. 

Saisir l'Essence de l'instant, déjà désuet.

La Paix, inespérée.

Que faut-il changer pour être vraiment heureuse ?

Marie-Louise Corompt

changer

D’aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être différente de qui j'étais, tout en me sentant profondément à part, différente, bizarre. Je voulais être plus grande, plus mince, je voulais des cheveux bouclés, une autre couleur d’yeux. J’aurais voulu être plus sportive. Mais bien plus que simplement vouloir être différente physiquement, je voulais me sentir différente. J'avais toujours l'impression que les autres géraient mais pas moi. J’admirais les working women qui partent toute la journée jusque tard le soir pour faire un boulot super excitant (en apparence en tout cas). J’admirais également ces mères qui semblaient si épanouies à prendre soin de leur famille à temps plein et je me sentais parfois un peu perdue parce que je ne tombais dans aucune de ces catégories. Je n’appartenais à aucun groupe. 

Je voulais avoir un objectif de vie glamour, transpirer la sérénité et la confiance en soi. Mais sans succès, parce que je cherchais l’étincelle partout sauf là où elle se trouvait. J’ai passé des heures interminables sur mon coussin de méditation, j’ai mangé 100% cru et bu mes shots d’herbe de blé et mes smoothies verts quotidiens. J’ai couru, suivi des semaines d’entrainement intensif de pilates, j’ai même parfois pris deux cours de yoga par jour. J'aurais changé tout ce qui pouvait être changé : mon régime alimentaire, mes habitudes, mon état d'esprit. Je croyais qu’il y avait quelque chose, quelque part, à essayer qui me mènerait à cet état ultime et mystérieux, que l’on n’atteint qu’au prix d’un changement drastique. J'ai étudié et appliqué des stratégies, travaillant dur pour devenir plus efficace. Quelqu’un de meilleur. Quelqu’un de différent. Et ainsi de suite, jusqu’au burn-out. J'étais épuisée et après avoir cherché un changement extérieur à l'extrême, je ne savais plus qui j'étais.

Je ne fais pas l’éloge du statu quo et je ne dis pas non plus « à quoi bon », mangeons de la junk food, laissons-nous aller, épuisons notre santé et nos proches puisque rien ne peut s’améliorer. C’est même tout le contraire. Mais c’est la qualité de notre intention qui est déterminante. Qu’est-ce qui nous motive et préside à la fois à notre désir de changement et notre passage à l’action ? Voulons-nous essayer de nouveaux comportements pour changer qui nous sommes parce que nous n'aimons pas ce que nous voyons dans le miroir chaque matin?

Avant d’examiner notre intention, considérons la question de la perception. La perception que nous avons de nous-mêmes définit souvent la perception que nous aurons du monde. Souvent, nous avons une vision déformée de nous-mêmes et nous ne voyons pas la bonté qui se trouve déjà à l'intérieur de chacun de nous. Cela nous amène à vouloir changer les choses, surtout à l'extérieur, pour nous débarrasser de cet inconfort et de cette insatisfaction. Quand nous ne parvenons pas à nous connecter à nous-mêmes, il est plus difficile de se connecter au le monde extérieur. La peur nous empêche d’être authentiques voire vulnérables et nous préférons changer nos conditions extérieures au lieu d'évaluer les distortions de notre perception . C'est un paradoxe: nous voulons nous changer extérieurement pour nous intégrer. En faisant cela, nous ne changeons rien, nous essayons de forcer une adaptation superficielle.

La société dans laquelle nous vivons applique un filtre à tout ce que nous percevons, y compris nous-mêmes. C'est un peu comme lorsque nous mettons un filtre Instagram sur une photo qui ne serait pas assez bonne telle qu’elle. C’est comme si toute notre vie était « photoshoppée ». Il faut du courage et des tripes pour commencer à gratter ce vernis social et voir les choses telles qu'elles sont. Il en faut encore davantage pour essayer de commencer à s’aimer soi-même. Oui, gratter le vernis peut être effrayant, peut-être que nous n’aimerons pas ce qu’il y a dessous. Mais peut-être aussi finirons-nous par découvrir que la pellicule brillante n’est pas si reluisante. Peut-être découvrirons-nous que c’était elle qui nous empêchait de briller réellement.

Avec le temps, je me suis rendue compte que le meilleur moyen de passer au travers du filtre est de reconnaître et d’admettre nos réelles intentions. 

  • Pourquoi voulons-nous un changement? 
  • Pourquoi pensons-nous que nous devrions être une meilleure personne?
  • Que signifie être bon ou meilleur? Mieux que quoi ou qui?

Nous voulons perdre du poids parce que nous pensons qu’on nous aimera davantage comme cela. Nous travaillons plus dur pour impressionner nos collègues et notre patron. Nous voulons être des mères parfaites pour gagner le respect de notre communauté. Nous voulons changer et devenir meilleures pour être acceptées et enfin avoir un sentiment d’appartenance.

Aucune raison n’est mauvaise en soi. Il nous faut seulement en prendre conscience et nous demander comment nous nous sentons, en vérité, à propos d’elles. Enfin, et surtout, lâcher prise afin de revenir à notre intériorité. Il est plus aisé de bien agir quand nous somme en mesure de sentir le bon en nous-mêmes. Et dans le même temps, il est capital que nous soyons en mesure de faire face à nos zones d’ombre. Reconnaître notre propre grandeur et notre bonté, nous donne la capacité d’accepter notre propre obscurité puis d’avancer avec plus de sérénité et de compassion. 

Lâcher prise de notre besoin de changement ouvre la porte à une véritable croissance intérieure où nous pouvons choisir d’aligner nos intentions avec notre intériorité et nos valeurs fondamentales les plus élevées.

Cet alignement intérieur peut donner lieu à d’intenses changements externes. Votre entourage vous demandera peut-être pourquoi ou comment vous avez fait pour changer à ce point. Certains vous verront peut-être encore à travers le filtre. Faites preuve de patience et d’empathie dans cette transition vers vous-mêmes.

Pour pouvoir nous aligner sur nos valeurs fondamentales, nous devons également en prendre conscience. Après des années de construction de murs émotionnels, d'accumulation de déceptions et d’échecs présumés, nous perdons parfois de vue ce qui nous rend humains. 

Je me souviens encore de cette impression d'être un robot, d’être en pilote automatique, en mode survie. La maison, le travail, le conjoint, 2,6 enfants et un prêt immobilier. A peine le temps de respirer, alors comment prendre le temps de penser à des valeurs, à mon intériorité ou à comment être un être humain décent. Jusqu’au burn-out. Mon mariage s'est effondré et je suis devenue tout ce que j’avais toujours juré de ne pas devenir: une femme triste, aigrie, démotivée et une mère débordée. On dit qu’il faut toucher le fond pour enfin se réveiller. Je ne sais pas si c'est toujours vrai, mais je suis tombée au plus bas à un moment de ma vie et cela a été un tournant décisif. Je n’avais plus le choix, je devais regarder mes erreurs et mes culpabilités en face.

Mais le véritable choc a été, après avoir fait un long travail intérieur, de voir le bien en moi et de lui permettre de faire surface. Un coming-out timide, rafraîchissant et stimulant en même temps. Lâcher prise de la culpabilité, de la honte et du ressentiment est ce qui a ouvert mon espace intérieur et m'a permis de questionner mes valeurs fondamentales. 

Ce fut un acte libérateur d'auto-pardon et de résilience. N’attendez pas de toucher le fond pour en faire l’expérience. Le changement le plus important et le plus significatif que vous pouvez accomplir c'est de commencer à être pleinement vous-mêmes. Après tout, c'est peut-être la seule chose que vous n'avez pas encore essayée.